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5 mars – L’art en liberté : utopie de la culture itinérante

affiche-art-itinerantAvec :

François Colombo, CITI – Centre International pour les Théâtres Itinérants :
Pour ceux qui choisissent d’élargir les lieux de représentation artistique : un passeur de mémoires, d’expériences. Une plate-forme d’échanges et de réflexions.
Le CITI a pour buts de “assembler, promouvoir, représenter et soutenir les pratiques de spectacle vivant itinérant sur le plan international, national, régional, communal et vicinal” (extrait des statuts)
www.citinerant.com/

Sylvain Grolleau, Alternative Nomade, directeur artistique et concepteur du Bus :
“Proche du public, des gens, avec eux, Alternative Nomade se concrétise aujourd’hui sous la forme d’une structure de diffusion originale et symbolique : un bus dissimulé sous un chapiteau (ou pouvant être stationné dans une halle/friche). Le concept repose sur la transformation d’un bus en structure de multidiffusion image et son, afin d’immerger le spectateur dans un espace-temps qui ne lui appartient pas.” (extrait de la plaquette de présentation du Bus)
www.lecaranvanserail.com
www.alternativenomade.org

Frédéric Vaësen, artiste :
Vie autonome et nomade, économie et “désencombrement”, présence à l’autre dans un cadre insolite, partage d’expériences visuelles et sensorielles, absence et disparition sont autant de concepts volontiers contradictoires qui fondent la démarche de l’artiste Frédéric Vaësen.
Les projets comme Boite de nuit en 1996 ou NMH (Nouvelle Machine Habitable) sont des propositions de structures artistiques mobiles qui complètent son travail vidéo.
www.klang.fr/frederic-vaesen-work/

Hervé Vallée, membre fondateur du Cirque Électrique :
Le Cirque Électrique a vu le jour sous le nom Fanfare Décadente en 1995 aux Arènes de Nanterre. Après des spectacles itinérants, des résidences, des festivals, le Cirque change de nom en 2001 et joue dans des lieux décalés sous un chapiteau. Il représente un art né d’expériences, de rencontres qui mêle tradition et modernité comme on peut le voir dans les projets à la Cour du Maroc en 2003, à Rennes en 2005 ou la création mobile Terrain-cirque-expérience en 2008.
www.cirque-electrique.com/


La démarche de l’artiste itinérant n’est elle pas celle d’une recherche de liberté ?

En se détachant des limites imposeés par le secteur culturel, en travaillant hors des cadres de la production, la diffusion et de la médiation traditionnelles, hors des murs limitatifs des institutions, l’artiste itinérant peut expérimenter de nouvelles formes de création, et instaurer un autre rapport aux territoires et aux publics. Cela va de pair avec le choix d’un mode de vie. En revendiquant une certaine marginalité, l’artiste itinérant se dégage des contraintes imposées par la société pour inventer ses propres valeurs, et expérimenter une organisation de vie différente, dans une recherche individuelle et collective de construction de soi.

La culture itinérante revêt une diversité de formes, tant par la variété des disciplines, des esthétiques, des démarches artistiques, que dans le moyen même de leur mobilité. Pourtant, on peut parler d’une culture, et nous chercherons à savoir ce qui constitue une certaine unité dans ces propositions variées.

Notre conférence s’articulera autour de la problématique suivante : en quoi la culture itinérante apporte-t-elle une alternative ? Nous nous attacherons à évoquer, au regard du thème de l’utopie, ces thèmes de la libération et de l’alternative proposée, en soulevant les questions de la création artistique, du rapport aux publics, de la diffusion, de l’expérience de vie.

Rencontre organisée par Lise Bénard, Kristel Fauconnet, Paula Marques et Charlotte Rougier.

26 février – Le parti-priX de l’indépendance [2] Le street art

Avec :affiche_lepartiprix-final1

Magda Danysz
Directrice de la galerie Magda Danysz

Jean Faucheur
Président de l’association LE M.U.R

Emmanuel de Brantes
Directeur de la galerie Studio 55

Miss Tic
Artiste

Christophe Genin
Auteur de Miss Tic Femme de l’être
Professeur d’esthétique et d’études culturelles à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Le mouvement Street Art, que l’on a vu naître dans le New York des années 70, embrasse aujourd’hui des disciplines aussi diverses que le graffiti, le pochoir, l’affiche, le sticker, la mosaïque… Si la dimension « In situ » de ces œuvres apparaît comme un de ses fondements, force est de constater qu’un nombre croissant d’artistes exposent en galerie, transposant ainsi leur travail sur la toile. En effet, le glissement du mur vers la toile semble être plus propice à pénétrer les réseaux marchands.

La multiplication des lieux et expositions dédiés au Street Art, offrent au mouvement une plus large visibilité. Son entrée récente sur le marché de l’art lui confère même une certaine légitimité. De plus, il bénéficie depuis quelques années du soutien des institutions. Nous constatons que cette institutionnalisation croissante du Street Art semble bouleverser les codes formels des productions. En effet, n’observons-nous pas une réduction de format, une décontextualisation de la forme, un report du fond subversif sur le discours, dans le seul but de pénétrer l’espace du white cube?

Face à la récente médiatisation du Street Art et sa récupération par le marketing culturel, certaines interrogations voient le jour:

– Observons-nous aujourd’hui une scission du Street Art en deux formes de production: une «in situ» l’autre «mobile»?
– L’institutionnalisation est-elle synonyme d’un appauvrissement de l’engagement politique des productions ?
– Existe-t-il d’autres modes d’expositions du Street Art, que celui du mur et de la galerie ?
– Le Street Art est-il aujourd’hui l’objet d’une récupération mercantile ancré dans la tendance?
– L’institutionnalisation fait-elle perdre son authenticité au graffiti ?
Ou engendre-t-elle une hybridation porteuse de nouveaux propos, d’innovations dans la pratique?

Rencontre organisée par Anne-Lise Maillet, Jérôme Meudic, Marion Mélo et Matthieu Meyer.

19 février – Le parti-priX de l’indépendance [1] La presse

ATTENTION

Suite à la mobilisation des universités contre les réformes de l’enseignement supérieur, un appel à la grève générale est lancé pour jeudi 19 février, jour d’inauguration des Jeudis de la Sorbonne 2009. Par conséquent, le Centre St Charles où devait avoir lieu la conférence est fermé.


LA CONFERENCE EST MAINTENUE MAIS CHANGE DE LIEU :
Nous vous donnons RDV jeudi 19 février à 20H
à la Maison des Associations du XVe,
22 rue de la Saïda, 75015 Paris


En tram ligne 3 (Georges Brassens)
En bus ligne 89 (Georges Brassens)
En métro ligne 12 (Convention)

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Avec:

Pierre HASKI, Co-fondateur et Collaborateur à Rue 89, ancien Directeur Adjoint de la Rédaction à Libération.

Henri MALER, Co-animateur d’Acrimed, Maître de conférences en Sciences Politiques, Philosophe et Auteur.

Bertrand PECQUERIE : Directeur du World Editor Forum, Organisation des rédacteurs en chef au sein au sein de l’Association Mondiale des Journaux.

Mathias REYMOND, Journaliste au Plan B, Collaborateur au Monde Diplomatique, co-animateur d’Acrimed, Maître de conférences en Sciences économique et Auteur.

Jacques ROSSELIN, Directeur de la Rédaction de Vendredi, Fondateur d’Apaches, Fondateur de Courrier International.

Crise d’un secteur, la presse, crise d’un métier, le journalisme… Au-delà des quatre-vingt dix mesures issues des Etats Généraux de la presse, organisés à l’initiative de l’Etat, et des contre-mesures avancées par les professionnels qui en ont claqué la porte, nous avons pris le parti d’inviter des acteurs de la filière, aujourd’hui à l’initiative de modèles médiatiques alternatifs pouvant incarner un renouveau. Lire la suite ’19 février – Le parti-priX de l’indépendance [1] La presse’